_

deutsch english


Le palmarès
de Scènes 2.0


(par ordre

des artistes/compagnies)

Tout

A - B

C - D

E - G

H - I

J - K

L

MA

ME -O

P - Q

R

S

T - U

V - Y

Catégories

Recommander

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

scenes20

Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /2007 08:49
Tout au long du Festival Montpellier Danse 07, les blogs "Tadorne" et "Danse à Montpellier" rendent compte quotidiennement et sont à l'écoute de vos remarques.
Ceci est un message à caractère informatif.
Bonne lecture.

PS : il serait intéressant de confronter les palmarès, voire d'en bâtir un.

PPS : Ci-joint une image de la Valse des fleurs", remontage d'une intervention de Dominique Bagouet par les élèves du Conservatoire de région.
Par Scènes 2.0 - Publié dans : scenes20
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 09:03
Depuis une semaine, dans les rubriques théâtre de Libération, du Figaro, du Monde, on ne parle plus que de cheveux et de tonte. De la coupe à la Rodrigo Garcia. Les ciseaux des censeurs se sont depuis longtemps émoussés, place aux ciseaux des coiffeurs.

Coïncidence: il y a un an au même mois de novembre, la chorégraphe Ann Liv Young réussissait à faire parler d’elle dans les mêmes supports de promotion, rien qu’en maniant un godmichet.

Et dans les deux cas, nous mêmes avec nos blogs ne sommes pas les derniers à rentrer dans la danse. Toujours pour les meilleures raisons du monde: réfléchir, expliquer, tourner en dérision dénoncer. Mais nous ne sommes pas mécontents d’être très lus à ces occasions, de prendre notre part de l’audience, de nous nourrir de l’événement, et de nourrir l'evenement.

Bien sur cela ne marche pas à tous les coups. Dans Hey Girl, de Roméo Castellucci, présenté à Avignon, l’image d’une femme noire, nue et enchaînée, n’a pas interpellé les consciences en dehors de la salle. Dans les journaux, sur la toile, indifférence. Pourquoi? Il nous faudrait un sociologue d’exception, un Edgar Morin, un Kapferer, pour expliquer les nouveaux mécanismes de diffusion des polémiques. Pour comprendre quand et pourquoi l'acte "artistique" déborde de la scene, pour enflammer les débats au dela de l'analyse depassionnée. Ou plus simplement Castellucci ne devrait- il pas changer d’attachée de presse ?

Ne nous trompons pas: nous pensons qu’il est dans la nature même du spectacle vivant d’être provocateur, de se situer hors des limites du socialement convenable, pour secouer les sensibilités et les intelligences. Mais dans les cas où le discours artistique s’essouffle, ne restent que les images chocs et les plans média, sachons ne pas en être dupe.

Guy - un soir ou un autre
Par Scènes 2.0 - Publié dans : scenes20
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 16:46

 

 La gratuité est souvent au cœur des débats dès qu’il s’agit de démocratisation culturelle. Ces différentes notions ont été discutées entre bloggueurs et le constat a été vite fait qu’il n’y avait pas d’évidences en la matière.

 Voici donc ma contribution sur ce sujet passionnant.

 

 La démocratisation culturelle : un objectif de non résultat.

Tout d’abord la volonté de « démocratisation culturelle » est  politiquement contestable. De nombreuses études ont été faites, montrant de Bourdieu à Olivier Donnat, que de nombreux déterminants entraient en jeu, notamment l’éducation et le niveau de vie. Il ne s’agit pas en réalité du « pouvoir d’achat », c’est souvent l’erreur qui est faite, mais plutôt de capital culturel et symbolique, clés nécessaires à l’accès à la culture.  A partir de là, poser aux directeurs de structures, aux animateurs socio-culturels, un objectif de démocratisation culturel est une façon de les mettre tout simplement en échec, au lieu d’attaquer le problème à sa source. Aller voir un spectacle n’est que le point de conclusion de tout un parcours qui a commencé au plus jeune âge pour ne pas dire, plusieurs générations plus tôt.

 

 

Faut-il être fataliste pour autant ? Non, plus. Je remettais juste en question la volonté de vouloir que toutes les œuvres soient accessibles à tout le monde.

 

 De plus, même sur le sens d’un tel objectif, on peut s’interroger et avec beaucoup de naïveté, se demander s’il est possible et souhaitable de vouloir que tous les individus s’intéressent à un espèce de pot commun indispensable ; aux arts plastiques, à la danse, au théâtre, à la musique, à la photographie … N’oublions pas que les phénomènes de groupes ne sont prévisibles que dans leurs acceptions fascisantes, le consensus dangereux et l’expérience artistique est intime (bien qu’universelle si on veut polir le concept.)

 

 La gratuité ou la négation du spectateur

On comprend donc bien que la gratuité ne fera pas venir les spectateurs non captifs au départ. Elle est intéressante quand l’envie est déjà existante mais que le porte-monnaie est souffrant. 

 

 

  Culture et argent : une omniprésence abstraite

De plus, on peut également s’interroger sur la valeur de l’art. Nous ne sommes pas dans une culture anglo-saxonne, il n’empêche que l’argent est l’indicateur le mieux compris pour donner une place dans la société actuelle.

Je m'étonne toujours de voir que dans ce milieu la réalité économique soit aussi tendue, précaire, difficile et qu’en même temps l’argent soit une telle abstraction tant pour ses professionnels que pour les spectateurs. Pourquoi râler de mettre de l’argent dans un spectacle qui, souvent avec les réductions, est moins cher qu’une place de ciné et alors même que sa valeur réelle si elle était connue, clouerait le bec au mal-pensant ? Objectivement, dans la plupart des lieux qui mènent une action de médiation culturelle correcte, les spectacles ont des prix accessibles.

On sait que la culture a un apport culturel (la palisse en dirait autant), social mais on oublie qu’elle a un coût, on ne sait même pas quelle est son économie (apports économiques des festivals, d’un événement culturel, d’une politique culturelle…). Cette espèce de pudeur, de tabou en la matière, pour ne pas dire de méconnaissance voire même de mépris nous mettra bien en difficulté, le jour où il faudra préserver sa place à la culture au sein de la société.

La loi Baumol est bien jolie, elle permet de comprendre le système déficitaire de l’économie culturelle, le modèle ne permet pas pour autant de préciser les apports économiques souvent indirects, en terme d’emploi, de lien social, d’attractivité d’une ville etc

 

 Dignité de la personne et accessibilité à l’art

Et à ceux qui viendraient me dire : oui, mais pour les personnes en graves difficultés financières ? Je répondrai que pour l’expérience que j’en ai, il y a aussi une dignité à faire des choix dans la façon de dépenser son petit revenu et des possibilités grâce à notre système français si souvent décrié, en passant par les CAF ou autres organismes.

Et si on veut vraiment être réaliste pour ceux qui sont dans de plus graves situations financières, l’accès à la culture se pose en d’autres termes et se posera de toute façon avec un accompagnement social en médiation : la question du prix du spectacle est ici complètement hors sujet.

 

 Prix de la place de spectacle et responsabilisation du spectateur

Cela pourra paraître étrange mais il s’agit plutôt là d’un constat empirique que j’ai fait lors de l’organisation de festivals notamment, c’est que la gratuité pour un public non captif peut susciter méfiance, indifférence ou irrespect. On n’est plus dans le rituel symbolique du spectateur qui fait la démarche d’acheter sa place pour ensuite prêter toute son attention au spectacle. Il est facile dès lors de ne pas se sentir engager à respecter un horaire, un lieu, un espace, des artistes. La gratuité bizarrement peut amener plus de légèreté dans la démarche. Je ne crois pas que ce soit là l’objectif d’un travail de médiation culturelle.

En mettant un prix modique, il est plus facile d’attirer l’attention : en tant qu’organisateur, on demande à la personne d’investir deux trois euros, c’est un acte qui lie contrat entre celui qui donne l’argent et celui qui le reçoit. Il ne s’agit pas de lui garantir un spectacle qui lui plaira mais de s’engager à se prendre réciproquement au sérieux.

De plus, j’adore l’idée d’amener quelqu’un mettre, même une valeur symbolique dans une proposition artistique et de le faire rentrer dans le rituel du spectacle vivant : il achète sa place, le rendez-vous est fixé, il a un numéro de siège qu’il va chercher, s’asseoir, recevoir sa bible (feuille de soirée), attendre que le noir se fasse, voir le spectacle pour lequel il a fait le choix de donner un peu de ce qui lui appartient, il accepte ce risque, il valide la place de la culture dans sa vie.

Par Sarah - Publié dans : scenes20
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus